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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 19:11

 

 

En Octobre de l'année dernière j'étais déjà à Dijon. Je me souviens, c'était la veille d'un jour de grève, un mouvement social important. Arrivée en fin d'après-midi, je suis allée à mon hôtel déposer ma valise. Il était environ 19h. Dans cette chambre anonyme, j'ai rapidement opté pour une flânerie dijonnaise, sous une douce lumière crépusculaire. J'ai déambulé dans les  ruelles, pavées de chouettes cuivrées, dorées, emblèmes de la ville. L'une d'elles, située rue de la chouette, se caresse, l'espérance d'une protection contre le mauvais sort. J'avais juste regardé toutes ces chouettes qui jalonnaient mes pas.  Chouette  invitation.

 


J'ai flâné, me suis arrêtée à un bistrot dijonnais, un peu bougnat, sur la petite place d'une rue piétonne. Le patron accueillant m'a servi un verre de vin de Bourgogne. J'étais là, regardant les passants, et je me suis dit avec conviction que sans doute quelqu'un m'adresserait la parole.

 

 Un jeune homme est passé, s'est assis à une table, derrière moi. Rapidement il m'a demandé si je connaissais la ville et m'a expliqué qu'il était en stage, ne connaissait pas la ville. Nous avons situé chacun le sens de notre séjour à Dijon: il était en stage, moi même  formatrice, dans des domaines très différents. Nous avons échangé sur notre activité professionnelle.

 

La lumière du jour diminuant, il était temps d'aller diner. Nous sommes partis diner ensemble, naturellement, sans trop savoir où aller, ignorant tout de l'univers dijonnais.

Nous avons parlé toute la soirée de notre vie, nos parcours, nos voyages, nos projets, nos préoccupations. Cette rencontre pour moi est  inoubliable dans sa simplicité et  son authenticité. 

 

Nos différences, marquées par notre âge, notre mode de vie, étaient source de curiosité, de richesse. Nous nous sentions avant tout dans notre mêmitude. Cela fait un peu pompeux mais c'est difficile de dire avec des mots cette sensation de proximité avec l'autre, celui qui a-priori n'a pas de point commun. Ce  sentiment d'une grande disponibilité à l'autre, dans un temps de rencontre, suspendu, éphémère m'a paru inattendu. Comme si une rencontre banale devenait extra-ordinaire du fait de sa rareté, tant dans le contexte  que dans sa spontanéité.

 

La singularité de cette rencontre est qu'il ne s'est rien passé de plus et que cet échange n'était pas dans une séduction ni programmée, ni envisagée de part et d'autre. Ce jeune jurassien et cette parisienne, échoués là ont créés un  espace-temps suspendu, au delà de tout soupçon...

  

Je me sens de passage dans ces villes où je dois vivre, juste quelques jours, le temps de mon intervention. J'y reviens et je construis mes repères. Je retrouve le même hotel, mais y reste toujours inconnue. Ni  touriste, ni en vacances, ni résidente,  je me sens une habituée, en marge. Je continue à m'y perdre, à tourner en rond, à découvrir des trésors de lumière, d'architecture. Ce soir je suis retournée dans ce café. En solitaire, j'ai regardé les passants, au fil de mes pensées flottantes, cette rencontre inhabituelle m'est revenue et  j'ai caressé la chouette emblématique, dans un élan furtif.

 

"L'homme seul est toujours en mauvaise compagnie"Paul Valéry.

 

 

composition-chouette.jpg
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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 19:20

  OU

ET

 

 

 

Hier à 19h.

Il fait gris à Dijon. Le ciel a tenu le coup toute la journée mais finalement à l'heure du thé, les nuages ont rissolés  sur les pavés de la ville. La pluie fine réverbère le ciel sur les pavés luisants,dans la grisaille argentée. J'ai couru, la silhouette jaune fluo, mitzuno aux pieds et une carte à la main. Je n'ai croisé que des passants flanant, quelques parapluies mais si peu.

 

Seule à courir. Ma tête se vide. Je me rythmes sur  mon souffle, en suivant la cadence de mes pieds qui enveloppent le sol. Que le pied ne s'écrase pas mais épouse le relief. Je cherche à trouver l'élan qui me propulserai dans la foulée suivante.

 

Nouvelle expérience, découvrir une ville en joggant...

 

Aujourd'hui la pluie m'a réveillée,

Dijon est humide.

 

Quatre tabourets bleus attendent

la machine à café ronronne.

 

L'atmosphère humide coule sur les visages assombris,

Sous mon parapluie je carambole

les fragments de mon paysage solaire, lunaire.

Les ronds de pluie caracolent

tandis que les mouettes trébuchent sur la grève.

La foudre se prépare...

 

Ma-ville-sous-la-pluie.jpg

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 09:06

 

 

Une virée en voiture à Vancouver, Veracruz en vélomoteur, Venise en vaporetto, Vizena vagabonde. Vêtue d’un voile, elle vocalise des vétilles  qui se volatilisent dans le vent vénitien . Elle vomit sa violence vis-à-vis de la vermine, des vautours ventrus à qui elle a vendu ses vanités.  Vingt veillées aux vibrations de sa vie vengeresse. Sa vieille a vagit pour qu’elle vive. « Qui  vivra verra ! ».

Sans valise, ni victuaille, Vizena vacille sous une voûte vermoulue d’une venelle de Venise.

Alors que Vellochio vaque à sa vannerie vert Véronèse, il voit Vizena dans le virage de sa vision velours. Est-elle vivante ? Il vient à elle, la ventile et vérifie sa volupté. Il la vêt de sa veste violette.

« Va-t-en vaurien », vasouille-t-elle.

Avec vélocité, Vellochio lui veloute  des vols au vent sur de  la verdure et lui verse un verre de valpolicella . Le vin vivifie la voix de Vizena. Vrillée par les vicissitudes de sa vie, elle vomit son venin. Elle vocifère qu’elle ne veut plus vilipender sa vie  dans une vengeance vaine. Avec verve, elle volubile ses vérités alors que Vellochio vogue sur la volupté vermillon de son visage.  Dans un volte –face, ils valdinguent dans le vestibule.

Sur les volutes du ventre de Vizena, Vellochio versifie et violoncelle des vers de Verlaine. En virtuose, il la volcanise. Elle virevolte, voltige sur le versant de leur vitalité vermeille.

Ils vivent sur la via Vivaldi. Vellochio vend sa vannerie, à tout venant. Vizena, avec véhémence, ventriloque des volées de vocables versifiés.

 Derrière leurs ventaux, les voisins vénèrent ces deux veinards.

Venise, août 2010.
LN

 

compo venise reusssi

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 10:40

Quelques jours sans vous ecrire et le blogrank chute. C' est l'indice de popularite des blogs. Il faut dire que pour se connecter à internet à Venise, c'est pas simple. Neanmoins je vous ai concocte le tautogramme du V, que je posterai d'ici quelques jours, pour prolonger la magie de mon sejour dans la Serenissime.


Les claviers, ici sont differents, italiens sans doute, alors je compte sur votre clemence, particulierememt celle de mon correcteur, pour les oublis d'accent et coquilles....

 

35 degres à 10h. Des grappes de touristes s'emerveillent. La Biennale se prepare et moi je flane, le nez en l'air dans mes reveries ocre du jour.


A bientot pour mon billet de retour, celui de la rentree.

 

 

LN

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 17:07

Dans la robe rouge du chianti, le lion de l’Arsenal se reflète.


Sur le pont Paradisio, les pas des passants clapotent.

 

La lumière dorée avale les ombres grises des Archers, tandis que le drapeau bleu jugule le vent.

 

Il est dix-neuf heures.

 

En solitaire, je grignote les chips trop salées, enveloppée des conversations italiennes des assoiffés de Rosso ou Bianco.

 

Pensées flottantes, sur le campo de l’Arsenal, dans la saveur chiantesque d’une scène pittoresque vénitienne…

 

 

 

Buena Sierra

LN

 

P1030923

 


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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 16:59

Arrivée à Venise par le train, le temps d’un songe au gré du roulis ferroviaire. Quand tu arrives directement de la gare sur la lagune, tu es pris par la beauté de toutes ces façades. Entre le silence des ruelles et le fracas qui sourde au bord du grand canal, retentissant des bateaux, gondoles, vaporetto, le temps semble suspendu.

 

Dans  Venise est un poisson, petit guide personnel d’un auteur vénitien, Tizano SCARPA nous invite à une découverte, en errance dans VENISE , qu’il définit « comme une main courante ininterrompue en braille ». Se perdre est une bonne façon de découvrir la ville.

 

Chaque jour, sur les traces de Corto Maltese, nous arpentons à pied les rues, ruelles, places, nous extasiant à chaque détour de la lumière irradiant la pierre, ocre jaune ou rouge. Environ cinq heures de marche quotidienne, au cours desquelles nous nous sommes perdues puis retrouvées. Avec nonchalance, nous avons tourné sur nous-mêmes, emberlificotées dans les calli.

 

J’ai découvert le syndrome de Stendhal : grandir dans une surcharge de beauté. Chaque canal, campo, pont, exhale et irradie de beauté. Pas de froissement sur l’horizon du regard enchanté. Le bleu des canaux, chargé de soleil, éclate, se cognant aux ocres et rouges des façades. Le noir des gondoles s’éclaircit. Puis doucement le ciel se grise, la lumière argentée, évanescente, voile la cité.

 

Nous avons couru à Venise, près de l’Arsenal, sur le bord du canal. Jogging insolite, ponctué par les escalades des ponts, les escapades dans les jardins Garibaldi qui longent le quai.

Ici je me sens dans un ailleurs, sensuel, charmant où mes pensées coulent au fil de l’eau, au fil de l’humeur de Venise.

 

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 14:17

 

 

 

   

Reinata, Reine de Ramatuelle

 

Dans les ruelles de Ramatuelle, Reinata, la rebelle, rumine sa revanche, à reculons. Rescapée d'un ressac rugueux, sur les rives de Rhodes, elle réfléchit, à rebours. Elle avait raté son retour et ressassait ses rancœurs. Sur le radeau de ses réflexions, elle renoue avec le recueil de ses réminiscences. Elle ravaude les rets sur son rafiot, rénove ses rames pour rejoindre Rhodes.

Mais avant, elle réajusta ses rêves : rallier sa région reculée, pour s’y réhabiliter.

Elle avait raccroché au réseau des runologues, pour résoudre ce rébus rupestre. Sur le rocher, elle avait résolu les runes de leurs ruines.

 

Elle se remémore ses réveils radieux avec le Roy, au rire râpeux. Elle remodèle les rhizomes de leur relation. Une rixe les avait répudiés, lui et elle. Radiés des registres, elle réécrirait leur récit. Son récépissé, rapiécé comme une relique, reluit sur le rocking-chair. Elle le reluque, respire pour réfléchir.

Révéler les rouages de sa renommée. Raisonner les radoteurs. Après une relecture, elle reconnait le repère de son Roy. Un rond réduit, rayé de rouge. Regrets, remords, rancœurs, elle résiste à ne pas reculer devant les rapaces redoutables, responsables de leur rejet.

 

Elle rencontre Romuald, un rital qui a réussi à rejoindre à la rame, Rome à Ramatuelle. Un rémouleur, qui raffutait les rapières du Roy de Ramatuelle et depuis renvoyé et remplacé.

 

Reinata et Romuald se rejoignent dans leur résistance à la rouerie de la Régence renouvelée.

 

Romuald le rémouleur rassure Reinata et rassemble la racaille, les rescapés des roufs, remugle des régiments. Ils eRrent tels des renégats : le rétameur rétamé, le rempailleur, rassis et rabougri, le ravaudeur rogue.

  

Une réception républicaine se rapproche, revendiquée sans révolutionnaires retors, sans risque de ressusciter le Roi de Ramatuelle. Un raout réjouissant.

Romuald et ses rapineurs de rupins, rusés et roués, s’y rassemblent. Le Rendez-vous des ruffians, des roturiers et des roublards. Ces rétiaires rafistolés, se ruent sur cette rencontre, pour se rabibocher avec le Roy et les rebelles de Ramatuelle, réfractaires à la Régence.

Un ramassis de Rastignac. Quelle révolution !

Revigoré par cette rumeur, le Roy, en rogne, se réfugie dans la remise rénovée, remâche sa rancune, rêvant son retour.

 

bacchus

Bacchus de Velasquez


Pour ce repas, la Reine Claude a recyclé ses recettes. Elle reçoit avec un ragoût de rascasses à la rastaquouère.

Les récipiendaires rappliquent et font la razzia sur les rascasses en ratatouille. Des roulades de rollmops, des rôts de romsteck rissolés, avec ses riz de veaux, ses risottos. Une romaine aux rognons. Un régal de rhubarbe en récompense.

 

Réunion de ronds de cuir, de rombières rabougries rougeaudes et d’un révérend résolu. Nos rombières ont les rotules à la Rubens, rancies, sous leurs robes rapiécées de raphia et de racines.

Réminiscence Rabelaisienne. Radiguet et Rimbaud réunis, avec un relent de Robespierre

Elles régurgitent, rotent sous les regards révulsés d’une ribambelle de rejetons. Ces radasses rubicondes ravalent leur râles et retombent sur leur rocking-chair.

 

Les racailles rassasiées et rétamées par le ratafia royal, sont ric-rac pour la révolution. Romuald le rémouleur récidive avec la rémoulade. Raidi, il ne réagit plus, résolument à la ramasse.

Reinata rapplique à sa rescousse. Elle le retourne, le réanime, réchauffe tous ses ressorts. Comme une râpe rouillée, il ronronne, ses roulements ruinés.

Elle résorbe les résidus radioactifs de ses radius rétrécis. Ravigoté, il retrouve sa robustesse. Elle le regarde se réveiller et réalise que Romuald est rétabli. Le rhum roule dans son regard et rétrécit sa raison. Elle le réprimande. Il rechigne, refuse les rodomontades et les reproches. Quel relou! Mais avec respect, il lui rétrocède ses rapines.

 

Elle revisite le recueil des ressources de cette révolution. Le Roy rapplique, au rencard. Il réapparait dans sa résidence. C’est la rupture. Les rupins de la régence, rétrogradés et révoqués, se retranchent dans leurs refuges. Le Roy les récuse et les rencogne dans les roulottes d’un repaire de rocaille.

 

Quelle relecture de leur réalité! Le Roy la retient rêveusement dans son regard de roitelet. Ravie, Reinata roucoule tel un rouge-gorge.

Sur la rosée de son réveil, elle relace ses rollers, roule-boule dans le ravin, se rabiboche avec son reflet, ressourcée. Rapatriant son roudoudou, sans rancune, elle raconte aux rejetons, sa renaissance à Ramatuelle, dans le rocking-chair rococo de sa résidence royale.

 

Un récit, à réveiller les revenants…

 

Avec le recours raffiné d’un rémouleur de R, résolument rocambolesque.

 

 

 

 

 

 

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 09:35

 

 

 

 

Ce dimanche, j'ai roulé ma bosse,  pneu  crevé, nez en l'air, insouciante, riante, sur un chemin au bord de l'eau, perdue dans un no man's land.

Une variation a cappella  suivie de points d'orgue, orchestrée par un duo d'explorateurs incognitos. 

 

Au fil de l'eau, les péniches ont baissé pavillon. Elles se balancent très légèrement au gré des ondulations du fleuve. Les coques, noires, bleues, rouges ou jaunes soulignent  le trait d'union avec l'eau devenue blafarde dans le miroir  du ciel, apprêté d'un camaïeu de gris. 

 

peniches.jpg

 

Rempli d'absence, le pont est une invitation à s'y "pauser": deux transats, une table basse...

Le jardinet, à quai, signe l'attention et la présence des habitants.

   

Sur la balançoire de fortune, devenue immobile au milieu du chemin, des enfants ont effleuré le ciel.

 

 

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Sur son radeau , médusé, le grapilleur de mûres s'enivre de la cueillette généreuse. En aspirant délicatement le fruit offert, chaque grain nectarise mon palais.

La berge sauvageonne nous met en garde de modérer nos prétentions, à la fouler sans retenue. 


berges.jpg

 

Au bout du chemin, le street art suggère l'identité du lieu. La ville ronfle à quelques mètres, puissante.

 

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Et au retour un vestige du  périple vers le Mali, en direction de Bamako, "marigot du caïman" en langue bambara. Terre lointaine, terre des origines ou terre exotique, pays du retour ou pays d'émigrés, pays d' Ampâté Bâ, écrivain, ethnologue: "En Afrique, quand un vieillard meurt c'est une bibliothèque qui brûle".

 

Bamako1-P1030712.JPG

 

Le peuple du fleuve, les Sonrhaïs, croise les bateliers... et moi je croise les doigts, pour que mon tandem garde le fil de l'eau, au fil de mes pensées.

 

Et vous qu'allez-vous faire de ce prochain dimanche?

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 00:00

 

 

 

 

 

Willy Ronis, photographe disparu il y a à peine un an. Un retour sur le Paris d'après-guerre, sur le monde du travail de l'époque. Des usines de textile, les grèves chez Renault, le front populaire, des manifestations contre la guerre au Vietnam. Artiste engagé... Des "tranches de vie ordinaire", quelques clichés de l'Est, Prague, la RDA...


L'affiche de l'expo fait partie d'une série de nues, très belles et sensuelles, sous une lumière diaphane.

 

Les compositions de Willy Ronis se dessinent  sur des lignes parallèles qui s'effilent, s'entrelacent sans se percuter. Des vues de Montmartre ou du 20ème, pourraient être prises encore aujourd'hui, comme des cryptes épargnées, des lieux  préservés.

 

Le jeu des  reflets de la pluie, des flaques d'eau sur les pavés, racontent l'atmosphère nocturne de Paris.

 

Les vues de Hollande ont réveillé des souvenirs de mon séjour à Amsterdam, dans les petites villes autour, Vollendam...

 

Pour finir Venise en 1959, Venise que je vais redécouvrir dans quelques jours...

 

Très belle exposition qui dure jusqu'au 22 Aout...

 

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link

 

En poursuivant mon errance, je suis allée voir l'exposition de Gérard Uféras, un de ses copains. "Paris et l'amour". Des photos de marié(e)s.

Autre ambiance, cosmopolite, des portraits d'amoureux, tout sourire, ça fait rêver... Pas les anneaux, ni les robes, mais les ambiances dansantes, les émotions de coulisses et tous ces regards amourachés.

Expo prolongée... à l'Hotel de Ville.

 

link

link

 

 


Paris d'amour et de diversité...

 


Les amoureux ont des éclats dans les yeux comme des pépites scintillantes et sur les lèvres des sourires de nectar d'amour.

A votre amour...

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 00:00

 

 

 

 

 

Sur les décombres de mes doutes,

je me suis  évanouie.

La brume m'enveloppe au matin.

Dehors, le ciel gris hésite entre dévoiler le jour ou prolonger la nuit.

Au souffle de Zira, mon humeur s'ouvre à la lumière du jour.

Seule, épanouie en étoile au milieu de nulle part.

Le sentiment que tout t'appartient, du moins que le jour naissant est comme un livre ouvert où tu peux tout écrire.

Aborder la journée qui s'étire, un jour de plus, non tempéré, ouvert à sa propre liberté.

La tranquilité du silence du matin.

Le  voisinage dort encore.

Un café savouré dans la pureté du moment.

Puis un deuxième, un peu plus agité.

 Les infos...La météo...

L'immeuble sort de sa somnolence.

 

La trêve matutinale prend fin, relayée par l'agitation journalière.

 

Je vous adresse des ondes sereines.

Passez une bonne journée ...

 


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Mark Rothko

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  • : Au gré de mes états d'âme j'écris des nouvelles en épisode, des haïkus, des phrasés. J'expose mes tableaux, je vous fais partager mes impression sur les films, les expositions, les livres et j'organise des concours de jeux d'écriture, tout ceci sur fond musical. partage de la musique
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