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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 15:51

 

téléchargement James Slater, Un bonheur parfait, 1975

Collection Points, publication française  1997.

 

J'ai acheté ce livre pour la couverture, douce au toucher et au regard, deux pivoines roses, l'une en bouton, la seconde éclose, jaillie de l'arrière plan. En parcourant la quatrième de couverture je me suis laissée convaincre par la comparaison de l'auteur à Nabokov et par ma curiosité pour la littérature américaine.

 J'ai eu du mal à rentrer dans une écriture de prime abord neutre, sans passion, une juxtaposition de descriptions objectives. Progressivement, à bas bruit, l'air de rien, , les souvenirs se glissent dans le présent de cette  vie de famille paisible et interrogent ce bonheur fragile. En filigrane, vibre le souffle des âmes humaines, tempétueux ou assagi, vibrant ou éreinté. Les fissures pétries de doutes et  de désirs  s'infiltrent dans la charpente d'une vie trop tranquille, creusent et élargissent les fondations jusqu'à ce qu'elles s'effondrent. 

La figure féminine principale Nedra, conquiert sa liberté, abandonnant son bonheur parfait apparent, illusoire. Apprivoisée par une solitude bienveillante, à peine arrimée à une sagesse exaltée, elle s'éteindra brutalement…

Quand j'ai fini la dernière phrase, je me suis sentie prise par une brume mélancolique face à l'inéluctable finitude de soi, portée par Nedra, au point d'ancrage où le fil du temps lui a permis de se façonner un certain détachement, une liberté affirmée, l'élaboration inachevée de la fiction de soi.

 

La mélancolie, apprivoisée elle aussi, je l'ai dissoute dans l'air vif et optimiste d'une matinale ensoleillée et sportive. 

Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à partager vos impressions.

LN

 

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 16:23

Archives-St-Denis-.jpg

Saint-Denis 

 

En sortant de l'univers -cité, assombrie par son silence inhabituel,  cité désertée ce samedi, je m'asperge de cette lumière saillante détourée par cette voùte cendrée, menaçante. Ce cube d'une blancheur inaltérée absorbe le regard, comme la promesse de cieux plus cléments, un jour nouveau, demain peut être.

LN

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 19:36

 

" La véritable puissance destructrice du terrorisme réside, en fin de compte, dans le fait qu'il confronte l'être humain au mal qui se tapit en lui même, à ce qu'il y a de plus bas, de bestialde chaotique en soi. Cela vaut autant pour  l'individu que pour la société".

David GROSSMAN, Romancier et essayiste israélien.  Libération 16.01.2015

 

Charlie ne défendait pas seulement la liberté d"expression.

" C'était la liberté tout court. Avoir peur de parler de sujets qui nous importent, nous laisser à des compromisssions avce nos convictions, c'est  déjà laisser béant des espaces de liberté. [...] Il se moquait des religions, mais aussi des doctrines qui sont les antichambres des fondamentalismes et que les bien- pensances s'employaient à propager: la pensée unique, le fondamentalisme de marché, le fondamentalisme budgétaire.[...]

Ces autres fondmentalismes sont aussi des violences, mais qui agissent par mort lente: l'exclusion, la précarité, bref la destruction des sociétés. "

Jean-Paul FITOUSSI, Economiste, Libération 16.01.2015

 

 

 


 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 19:00

 

" La véritable puissance destructrice du terrorisme réside, en fin de compte, dans le fait qu'il confronte l'être humain au mal qui se tapit en lui même, à ce qu'il y a de plus bas, de bestialde chaotique en soi. Cela vaut autant pour  l'individu que pour la société".

David GROSSMAN, Romancier et essayiste israélien.  Libération 16.01.2015

 

Charlie ne défendait pas seulement la liberté d"expression.

" C'était la liberté tout court. Avoir peur de parler de sujets qui nous importent, nous laisser à des compromisssions avce nos convictions, c'est  déjà laisser béant des espaces de liberté. [...] Il se moquait des religions, mais aussi des doctrines qui sont les antichambres des fondamentalismes et que les bien- pensances s'employaient à propager: la pensée unique, le fondamentalisme de marché, le fondamentalisme budgétaire.[...]

Ces autres fondmentalismes sont aussi des violences, mais qui agissent par mort lente: l'exclusion, la précarité, bref la destruction des sociétés. "

Jean-Paul FITOUSSI, Economiste, Libération 16.01.2015

 

 

 


 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 16:54

 

NUITS-BLANCHES-copie-1.jpg

Pour ne pas sombrer dans le désespoir face à la barbarie, j'ai pris une injection  de poésie ce qui m'a redonné du souffle. Je suis allée voir  la pièce de théatre Nuits Blanches, inspirée de la nouvelle de Haruki Murakami " Sommeil" .

 Une très belle mise en scène: le décor japonisant épuré, sobre dégage une atmosphère de douceur, habitée par l'actrice qui met en poésie ce très beau texte de Haruki Murakami.

La finesse et l'élégance portée par la lumière feutrée, la tenue de l'actrice, simple et lumineuse, semble étirer le ryhtme de la nuit.

Une soirée tranquille,  comme un chuchotement à nos oreilles qui nous chatouille l'âme et interpelle sur le sens de nos vies. 

Le théatre est très agréable, le prix très raisonnable, l'heure pratique (19h) et la durée (1h)nous a permis de poursuivre la soirée au Béguin, petit café  très accueillant.
Bon Spectacle
LN

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 00:00

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Je pourrai vous parler de la goujaterie de l'un mais je préfère vous dévoiler la finesse de l'art d'un autre. Quand celui là nous fait voyager dans la beauté d'une nature à réinventer, avec les matériaux de base du dessin: fusain, encre, crayon, feutre, l'autre se fait si irrespectueux que son altérité fissurée le fait chuter...

 

  "Abdelkader Benchamma est chinois" voici la première phrase prononcée avec humour et passion du conférencier, passionné, qui nous a décrypté l'oeuvre de cet artiste  que j'avais  découvert la veille, seule, au  Carré Saint-Anne, une église devenue Galerie d'Art, dans le centre historique de Montpellier.


Benchamma est chinois non pas dans sa lignée biologique mais sa filiation artistique semble auréolée de poussière de Chine. L'encre noire, le fusain, dans une écriture aérienne, légère, une calligraphie où les réserves de blanc sont choisies. Ces blancs loin de représenter ce qu'il reste, le résiduel de papier après avoir terminé le dessin, sont l'éclairage et la mise en perspective  des traits. En référence à la philosophie taoiste, de la plénitude du vide de Lao-Tseu, Benchamma  utilise le vide pour que puisse se déployer le plein. Le Yin  Yang. Dans l'art ocidental, les réserves représentent  les bords non dessinés, le fond. Autre point d'ancrage en Chine, ce sont ses  grandes toiles, en écho aux paysages chinois, les  Shanshui.


L'artiste pour chacune de ses expositions, fabrique des oeuvres éphémères qui disparaitront après l'évènement. Impressionnant d'imaginer les toiles de Benchamma peintes  sur les murs qui seront d'un coup de pinceau recouvertes pour l'exhibition suivante. D'autres de ses oeuvres le suivent Notamment ces paréidolies qui nous permettent  de projeter sur une forme qui nous est connue, ici un minéral en coupe, quelque chose sans ressemblance avec cet objet.  Le soleil comme une plaque d'argent mat, tel est le titre de l'exposition en référence à cette oeuvre. Que cache le soleil, symbole de ce qui est lumineux. Qu'y-a-t-il derrière la face cachée de ce qui est éclairé?

 

Si vous avez l'occasion de croiser le travail de cet artiste, n'hésitez pas, un voyage aérien subtil ...

Benchamma-1.jpg


LN

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 16:30

          Pour le plaisir de partager avec vous la beauté du texte surlequel je travaille, le Mythe de Narcisse, voici un extrait  du Livre III des Métamorphoses, réparti en quinze livres, un long poème épique latin d'Ovide, né en 43 av JC. Ovide réécrit en poème la littérature grecque classique et compose  cette épopée héroïque,  les métamorphoses surnaturelles de dieux et de héros.  


La  version d'Ovide du mythe de Narcisse est la référence de la majorité des écrivains et des artistes par la suite. "L'Allusion à Narcisse". du poète Henri de Régnier, Métamorphose de Narcisse de Dali (1937), Tableau Narcisse du peintre Le Caravage. Le beau Narcisse, dessin de Daumier, Le portrait de Dorian Gray, roman d'Oscar Wilde 

Narcisse (en grec ancien Nárkissos, dérivant de narkê, « sommeil ») est un chasseur, fils de la nymphe Liriope, violée par le dieu fleuve Céphise.


Narcisse, jeune homme d'une beauté éclatante se mirant dans l'eau d'une fontaine, tombe amoureux de son reflet.  Un jour, alors qu'il s'abreuve à une source après une dure journée de chasse, Narcisse voit son reflet dans l'eau et en tombe amoureux. Il reste alors de longs jours à se contempler et à désespérer de ne jamais pouvoir rattraper sa propre image. S'étant épris de son image au bord 'une source il se meurt de désir pour lui-même et  est changé en narcisse.

narcisse par caravaggio cartes postales-re6506123c77d4286a6Narcisse- Le Caravage

Extrait:

 

" Il était une source limpide aux ondes argentées, que ni bergers ni chèvres qui paissent  sur la montagne n'avait touchée, nul bétail, qu'aucun oiseau ni bête sauvage n'avait troublée, ni branche tombée d'un arbre. Autour, un gazon que l'eau toute proche engraissait sans que la forêt ait jamais laissé le soleil réchauffer l'endroit. C'est ici que l'enfant, épuisé par l'ardeur de chasser, la chaleur, s'est laissé tomber, tenté par la beauté de l'endroit et par la source. Il veut éteindre sa soif, mais en lui croît une autre soif. Tandis qu'il boit, épris de l'image qu'il aperçoit, il s'attache à  une illusion sans corps ; il imagine corps ce qui est ombre: en extase devant lui-même, il demeure immobile devant ce visage pareil, telle une statue sculptée dans le marbre de Paros. Couché par terre, il regarde, ses yeux, astre double, et, dignes de Bacchus, dignes aussi d'Apollon, ses cheveux, ses joues imberbes, son cou d'ivoire, la beauté de sa bouche, les roses de son teint  mêlées à la blancheur des neiges, il admire tout ce qui le rend admirable. Dans sa folie, il a envie de lui et celui-là même charme qui est charmé, désire qui est désiré, enflamme de même qu'il brûle. Combien de baisers vains à la source trompeuse il a donné, combien de fois, en s'efforçant de saisir à travers les eaux la nuque entr'aperçue, il y a plongé les bras mais sans s'y embrasser ! Ce qu'il voit, il l'ignore, mais de ce qu'il voit, il brûle et le leurre, le même qui trompe  ses yeux, les provoque. […]

Ni besoin de Cérès   ni besoin de repos ne peuvent l'arracher de là. Étendu de son long dans l'herbe épaisse, il regarde sans rassasier ses yeux l'image menteuse et ses yeux mêmes le font mourir. À peine soulevé, les bras tendus vers les bois alentour, il s'écrie : « Qui, hélas, ô forêts ! a davantage souffert d'aimer ? vous le savez, vous qui souvent avez offert un asile favorable. Qui, ô vous qui vivez tant de siècles, a, dans votre souvenir au long de cette éternité, ainsi dépéri? J'éprouve du plaisir, je regarde, mais l'objet de mon plaisir, l'objet de mon regard, je ne peux pourtant pas le trouver, tant l'illusion possède les amants. Et pour me faire davantage souffrir, ni mère immense ne nous éloigne, ni route, ni montagnes, ni remparts aux portes fermées. Un peu d'eau seulement nous sépare. Lui aussi désire être étreint, car autant de fois j'envoie des baisers à l'onde transparente, autant de fois lui, il se tend vers moi, la tête renversée; à croire qu'on se toucherait ; l'obstacle entre les amants est infime. Qui que tu sois, sors, viens près de moi ! Pourquoi, enfant incomparable, te joues-tu de moi? Où, sinon, es-tu appelé, pour que tu t'en ailles? Non, ni mon corps ni mon âge ne te font fuir et les nymphes m'ont  aussi aimé. Ton visage ami me fait je ne sais quelle promesse. Quand je te tends les bras, tu les tends de toi-même; quand je souris, tu me souris en retour. Souvent aussi j'ai remarqué, quand je pleurais, tes pleurs ; et de la tête encore tu me renvoies des signes; au mouvement de ta belle bouche, je devine que tu réponds des mots qui ne viennent  pas jusqu'à mon oreille.

Je suis toi ! Je le comprends et je reconnais mon image. Je brûle d'amour pour moi, j'allume et je souffre ces feux. […]

La douleur m'ôte déjà des forces et je m'en vais au printemps de mon âge mais la mort ne me pèse pas si par la mort mes douleurs cessent. Lui, le chéri, je voudrais le voir vivre plus longtemps. Mais tous deux, nous mourrons unanimes, en un soupir unique. » Il dit et, dans son délire, revint vers le reflet pareil ; de ses larmes, il troubla l'eau et son image s'obscurcit au  mouvement de la vasque. Quand il l'a vit s'évanouir : « Où fuis-tu ? Reste, ne me quitte pas, moi qui t'aime, cruel ! cria-t-il, qu'on me laisse voir ce que je ne puis toucher et nourrir ma pitoyable folie ! »

Parmi ses plaintes, il a descendu sa tunique, frappé son torse nu de ses paumes de marbres. Sa poitrine a pris le rouge des roses, ainsi des pommes, pâles ici, sont rosées là; ainsi des raisins aux grains mordorés revêtent en mûrissant des tons pourprés.

À voir cela dans l'eau de nouveaux transparente, ils n'en put aussitôt supporter davantage. Mais comme se liquéfie la cire blonde à la flamme légère, le givre du matin au soleil tiédissant, il fond, amaigri par l'amour, dévoré peu à peu par sa flamme secrète. Il a perdu ce teint où l'éclat se mêlait  aux roses ; il n'a plus d'énergie, plus de force, plus de ceux qui naguère à ces regards plaisaient, plus le corps que naguère avait aimé Echo.[…]

Dans l'herbe verte, il a caché sa tête fatiguée. La mort a clos ces yeux ébahis des beautés de leur maître.[…]".

 

LN

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 08:23

Desert-de-Nazare.jpg

 

 

La voix tremblante d'un air de Fado,

Une femme chante la tragédie des âmes oubliées

sous le soleil insolent du canyon de Nazaré.


Ombre,  sous son voile noir

la femme pleure son destin et celui de ses fils dont la Terre conserve la mémoire.


Ses vibrations plaintives s'entrechoquent,

rebondissent sur les parois bleues du ciel indolent.


Au crépuscule de son hymne,

la vieille femme se replie, s'apaise, s'éloigne.

 

LN


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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 07:56

Sur les décombres de mes doutes,

je me suis  évanouie.

La brume m'enveloppe au matin.

Dehors, le ciel gris hésite entre dévoiler le jour ou prolonger la nuit.

Au souffle de la brise automnale, mon humeur s'ouvre à la lumière du jour.

Seule, épanouie en étoile au milieu de nulle part.

Le sentiment que tout t'appartient, du moins que le jour naissant est comme un livre ouvert où tu peux tout écrire.

Aborder la journée qui s'étire, un jour de plus, non tempéré, ouvert à sa propre liberté.

La tranquilité du silence du matin.

Le  voisinage dort encore.

Un café savouré dans la pureté du moment.

Puis un deuxième, un peu plus agité.

 Les infos...La météo...

L'immeuble sort de sa somnolence.

 

La trêve matutinale prend fin, relayée par l'agitation journalière.

 

Je vous adresse des ondes sereines.

Passez une bonne journée ...

 

LN


un-nuage-passe-def.jpg

Un nuage passe- LN

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:00

Une écriture de l'amour en arabesques,

Corps à corps,

Aimantés,

Sensuels,

Séparés, Réunis,

A l'unisson de leur unicité...

 

 

 

Ouvrez vos oreilles et scotchez vos yeux

LN

 

 

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  • : Chatouillement de l'Âme
  • Chatouillement de l'Âme
  • : Au gré de mes états d'âme j'écris des nouvelles en épisode, des haïkus, des phrasés. J'expose mes tableaux, je vous fais partager mes impression sur les films, les expositions, les livres et j'organise des concours de jeux d'écriture, tout ceci sur fond musical. partage de la musique
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