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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 23:09

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Comédie américaine de Paul Feig, un film de filles. On  retrouve les rapports croustillants et agaçants qui font le charme des groupes de copines, les fous rire, les soirées déjantées, les jalousies, les « langues de pute », les consolations bruyantes, les clins d’œil moqueurs…

L’une d’entre elles va se marier et c’est la guerre entre deux de ses amies pour organiser son mariage. L’une, amie d’enfance, est paumée, drôle, spontanée, l’autre riche, malaimée et ignorée de son mari, s’ennuie, est coincée mais très efficace.

Les autres copines  forment un tableau des stéréotypes classiques féminins. Le ton est direct, décalé, trash. L’humour peut être  léger ou cru, voir gras. Les gags se succèdent, parfois s’alourdissent par des longueurs.  


Les hommes, disons les deux hommes du film sont pour l’un, une caricature du bellâtre goujat dont les neurones passent tous par la case « baise », l’autre  plus attachant est  tendre, attentionné mais pour le moins psychorigide.


Les actrices (eurs)  jouent très bien et l’actrice principale, Kristen Wiig est excellente, passant de la légèreté à l’outrance.  Une comédie qui décoiffe l’amitié entre filles, le mariage à l’américaine et certains travers masculins.


Une crise de rire avant la crise bancaire…

LN

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 19:32

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Adepte des films de Pedro Almodovar, je suis allée voir La Piel que habito, son  dernier film. Identifié comme thriller-policier, il met en scène les thèmes favoris du cinéaste : l’identité sexuée, les rapports masculin-féminin, le désir, la soumission à l’autre, la confusion entre les « liens du sang et ceux de la chair » jusqu’à créer un climat incestuel.   Je ne peux vous donner d’indication sur l’intrigue, pour ne pas casser le suspens d’une histoire trouble,  à tiroirs…

Antonio Banderas, colonne du film, imprime le ton du film : glacial, froid et déterminé. Tout est sobre, prévu, organisé: les décors, les personnages, le ton, les couleurs. Tout est chirurgical, découpé au scalpel. La structure du film est audacieuse : le cinéaste alterne les évènements passés, futurs, présents sans que l’on s’y perde. Il recoud les morceaux, comme Banderas restructure  la peau de sa captive. 

La violence est toujours très présente dans des rapports humains de domination, d’usurpation, de soumission. Malgré tout, Almodovar fait triompher la liberté du dominé, liberté intérieure, liberté agie.

 

J’ai été  déçue par l’absence d’émotions malgré les thèmes très sensibles développés par l’auteur. On est loin des films si émouvants d’Almodovar, comme Tout sur ma mère, Volver, Parle avec elle, etc.

Trop bien fait, trop bien « léché », le film pêche par une surcharge esthétique qui déshumanise l’ensemble. 

 Bon film

 

LN

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 09:20

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Influencée par l'unanimité des  critiques, je suis allée voir ce film comme quand on va chiner aux puces avec l’espoir de trouver l’objet « d’amour », exceptionnel, dont on ne pourra plus se passer, indispensable au moment de la trouvaille. Les critiques louaient avec beaucoup d’éloquence l’actrice autant que la jeune réalisatrice française, Mia Hansen-Love, dont c'est le troisième film.


Le film est découpé en deux parties : cet amour de jeunesse (ils ont 15 ans) et l’après, la construction de la jeune adulte. Dès le début du film, je n’ai pas du tout cru au personnage de l’amoureux. Son ton est surfait. Il ne se laisse pas habiter par son personnage et joue en extériorité. J’ai trouvé ces deux adolescents  parlant beaucoup de leur amour mais le vivant sans passion, sans folie, sans défi, sans rébellion.

Néanmoins, le malentendu, l’incompréhension de leurs attentes distinctes sont  bien restitués, subtilement. Il est tout pour elle; il rétorque qu’elle doit vivre sa vie, en dehors de lui; ils ne seront jamais « tout » l’un pour l’autre au risque de se « lasser »  ou s’étouffer.    


La deuxième partie met en scène la reconstruction de la jeune fille avec son professeur-protecteur. Puis réapparaît son premier amour, jeune homme qui semble le même, perdu, ambivalent. Elle hésite, le re-connait, puis le perd à nouveau pour en signer le deuil.


Un film français sympathique, malgré quelques longueurs. A mon goût, les personnages manquent de profondeur dans leur expression, de présence.  Au lendemain d’avoir découvert  Melancholia , la concurrence est terrible…

 

Ce film est trop timide, comme une ébauche d’un propos qui prendrait de l’épaisseur, en étant plus soutenu, affirmé par  un  parti pris. Décidément le cinéma devient–il mièvre, sans saveur, n’ose  s’indigner, s’engager quelque soit le propos : romantique, politique, tragique, comique etc. 

 A suivre pour une  chronique sur le dernier film de Pedro Almodovar...

LN

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 13:43

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Melancholia est un film dramatique écrit et réalisé par Lars Von Trier, sélectionné en compétition au Festival de Cannes où il gagne le Prix d'interprétation féminine , attribué à Kirsten Dunst .


À l'occasion de leur mariage, Justine (Kirsten Dunst) et Michael (Alexander Skarsgard) donnent une somptueuse réception dans la maison de Claire   (Charlotte Gainsbourg), la sœur de Justine.  Alors que les relations familiales se dégradent peu à peu et que le mariage tombe à l'eau, la planète Melancholia se rapproche lentement de la Terre... C’est aussi la confrontation de deux sœurs qui s’aiment autant qu’elles se haïssent comme deux forces électriques, tantôt attractives, tantôt répulsives: l’une figurant la raison, une force apparente, l’autre incarne, le doute, la dépression, dévoile ses fragilités et  sa souffrance.

Mélancolie, dont l’origine grecque signifie «  la bile noire » est au centre du propos de Lars Von Trier. A la mélancolie de Justine répond la planète Melancholia qui va la délivrer de sa souffrance. 

Voilà le synopsis. Je ne veux pas vous en dire beaucoup plus pour ne pas ternir votre regard, le dénaturer. Que votre regard soit premier, surpris. Je vous conseille de ne pas visionner la bande annonce. Ce film se vit plus qu’il ne se raconte. Les images d’une ampleur incroyable et d’une beauté lyrique sont soutenues par la musique de Richard Wagner, « Tristan et Isolde ».


Dès la première image je me suis sentie happée, hypnotisée par l’impression d’espace, de profondeur, du sens allégorique des plans, comme une série de tableaux. La prolifération des significations s’étire tout au long du film, d’une richesse poétique et philosophique qui me ravit autant que cela me chamboule.


J’ai beaucoup pensé au film The Tree of life (cf http://tanamo.over-blog.com/article-un-film-un-regard-the-tree-of-life-75884088.html). Deux films sur la fin du monde, l’un sur une renaissance, l’autre sur une apocalypse. Ces deux films sont très forts : tempestifs, ils vous embarquent ou vous échouent. Les images des planètes du cosmos, nous ramène à notre condition de petit d’homme assis au fond d’un siège, passif, en spectateur, assistant à notre propre destruction planétaire, notre finitude partagée, dans cette salle totalement obscure, seule, entourée d’inconnus. Drôle d’impression…


Il y est aussi beaucoup question de la profonde solitude de l’homme, la peur de la mort. Ces personnages sombres sont tous très attachants. Le réalisateur a su ponctuer cette tragédie par de l’humour et de la dérision.


Ce film m’a fasciné. Je n’ose vous en dire plus pour ne pas influencer votre regard qui se doit d’être neuf pour se laisser surprendre par ce qui va se dérouler. Mais j’ouvre le débat  aux témoins oculaires de cette fin du monde…


Un dernier mot. Tous les acteurs sont excellents et j’ai retrouvé Jack Bauer, personnage de la série « 24 heures chrono » (que j’adore !!), dans un tout autre registre dans lequel il est délicieux. Charlotte  Rampling est parfaite dans la mauvaise mère, méchante et odieuse, et les deux sœurs, Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg sont très justes, d’une présence parfois terrifiante d’authenticité.


Action ! N’oubliez pas de me faire un retour si vous prenez le risque d’assister à notre apocalypse et si vous en revenez…

LN  

n'y a pas de st persuadée qu'il n'
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 21:22

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Le film, réalisé par Olivier Megaton (réalisateur, romancier et peintre français) se passe en Colombie, en 1992. Règlements de compte entre gangsters de cartels. Un film d’action, très énergique, sans originalité, mais suffisamment bien fait pour se laisser emporter dans le sillon de la Tag-tueuse, vengeresse implacable, sans concession.

Cataleya, assiste à 9 ans au massacre de ses parents et ira au bout de sa vengeance. Elle se construira autour de ce traumatisme. Est-ce une coincidence, le père de Zoé Saldana, l'actrice prinicpale, meurt alors qu'elle a 9 ans. Pour ma part je ne crois pas aux coincidences. 


Si vous allez voir ce film soyez attentif au jeu de Cataleya, petite fille, particulièrement son regard d’une expressivité incroyable. Est-ce la spontanéité naturelle enfantine ou une capacité exceptionnelle d’habiter son personnage. Un talent très prometteur …

 

Cataleya s’accordera des pauses amoureuses avec un peintre (très beau).  Des rencontres en pointillé mais avec un attachement réciproque authentique. Une belle touche  d’amour…

 

Certaines critiques font le parallèle avec Nikita de Luc Besson. Pour ma part ces deux films n’ont de commun que Besson, réalisateur dans l’un, producteur dans Colombiana. Cataleya me fait plus penser au personnage d'Angelina Jolie, dans le film Salt, combattante « hors pair ». J'ai pensé aussi au film Hanna, une tueuse, entraînée depuis l'enfance pour survivre et construire sa vengeance.


J'ai déjà croisé  Zoé Saldana dans la série New York-Unité spéciale et elle apparait dans Avatar, sous les traits de Neytiri, plus  difficile de la reconnaitre.


Ce film est aussi divertissant et énergique que le précédent était ennuyeux et fade…

N'oubliez pas de donner votre avis sur ces films. Seul un de mes lecteurs, capau 100,  y consent...

Mon billet sur le prochain film sera élogieux.

A suivre ...

LN

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 13:03

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Lourdes. Loin d'être un miracle, ce film est d'une fadeur absolue. Je m'y suis profondément ennuyée, à la limite d'une inclinaison irréversible de la nuque et de la fermeture de mes pupilles.

Fadeur me parait être le mot le plus proche de mon ressenti.  La tonalité majeure et unique de ce film est la monotonie, pour tout ce qui fait un film: l'histoire, le visuel, le son.  Les  couleurs et la lumière sont blafardes, la musique inexistante et les dialogues insignifiants. Les costumes, les visages, les plans sont non pas pâles mais pâlots. L'histoire est inconsistante. Pourtant Lourdes est bien un lieu fourmillant de pélerins, un microcosme riche où puiser des récits intéressants, des scénarios multiples.

S.Testud, que j'aime beaucoup, est transparente, peu présente dans son rôle, en totale harmonie avec le ton insipide du film. Les critiques louent sa retenue. Certes une retenue jusqu'à l' absence de son personnage.

 

Quel est le propos du réalisateur? Insaisissable:  aucun parti pris, aucun point de vue, une narration  pauvre, sans intérêt.

 

Et pas une once d'humour...

 

Doux, Jésus, Marie...Dans  Le Miraculé de Jean-Pierre Mocky, même Dieu a de l'humour.

 

A bientôt pour un  prochain billet cinéma, plus enthousiaste...

LN

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 18:28

 

 

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Aérien, terrien autant que souterrain, dans les airs, sur les plaines et dans la mer, l’envol à deux roues s’affranchit des lois de la gravité, de l’orientation spatiale, de la topographie. L’obstacle n’est plus contourné mais recherché pour le défier.

 

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  Franchir pour s’affranchir...


La rébellion conjuguée à la détermination dessine une chorégraphie de voltes acrobatiques, le rider se libère d’un espace contraignant. Cette fugue éphémère rompt les barrières et les œillères.

 

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A défaut de pouvoir l’imiter, je vous laisse savourer cette randonnée sauvage :

 


 

LN, Charlie

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 10:42

L'Amour c'est quand vous rencontrez quelqu'un qui vous donne de vos

 

nouvelles

                                                                 André BRETON

 

 

Foret-jura.JPG

 

 

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 21:12

Un jour, les vacances arrivent avec leurs promesses d'un air nouveau, de surprises ...

 

Seront-elles au rendez-vous de vos vacances, ici, là-bas ou ailleurs?

 

 

 

Ah le Départ. Ensuite vient la suite...

 Et la tribune vous reste ouverte.

LN

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 18:37

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En ce jour de commémoration nationale à laquelle je ne me joins pas, règne une drôle d'atmosphère dans la ville ou dans ma tête. Il faut vous dire que depuis  hier je tente de rompre avec la cigarette. Ne plus tirer une seule taffe...Arrêt de l'addiction tabacologique...euh tabagique.


Alors cette après-midi, je suis allée voir le film d'animation Chico et Rita de Fernando Trueba. Une très bonne critique entendue ce matin, une belle affiche, une musique que j'affectionne particulièrement et une histoire d'amour  sur fond de jazz et de musique cubaine m’ont invité à y voir de plus près.

Inspirée de la vie de Bebo Valdés, pianiste et compositeur cubain, j'ai aimé le rythme, la lumière, la poésie des dessins, les scènes de cabaret,  la silhouette chaloupée de Rita sur une musique Afro-Cubaine.

New York, Las Vegas scintillent quand La Havane déploie une respiration lente jusqu'au moment où elle  consacre la Révolution castriste. Nous sommes dans les années 60. Quelques touches sur les questions sociales, raciales aux Etats-Unis.

Rita se consumera d'être une étoile noire...

Le film vaut aussi pour sa bande son où les amateurs de Jazz retrouveront des standards  réinterprétés.


Chico et Rita me fait penser  au film d'animation Valse avec Bachir (2008), que je vous invite à découvrir.  Rien à voir en ce qui concerne le propos du film. Mais mon association réside dans la qualité de ces films d'animation, dont les narrations nouent  poésie et documentaire. Valse avec Bachir, film autobiographique, nous plonge dans les traumatismes d'une fraction d'histoire, la guerre du Liban. Très beau film. Le dessin animé devient alors un drame réel, ou une histoire romantique vécue, dans Chico et Rita. L'animation permet d'intégrer des scènes oniriques, fantasmatiques, de rêves ou de cauchemars. Pensons aussi à l'intégration de dessins  animés dans des films tournés réellement,  The Wall, film musical d'Alan Parker (1982) sur les Pink Floyd. Plus récemment, le film  Gainsbourg, Vie héroïque, de Joann SFAR (2010) introduit le double Gainsbard…


Un moment de cinéma, dansant, émouvant, énergique, nostalgique du Buena  Vista Social Club…

Bon film

LN

 

 

 

 

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  • : Chatouillement de l'Âme
  • Chatouillement de l'Âme
  • : Au gré de mes états d'âme j'écris des nouvelles en épisode, des haïkus, des phrasés. J'expose mes tableaux, je vous fais partager mes impression sur les films, les expositions, les livres et j'organise des concours de jeux d'écriture, tout ceci sur fond musical. partage de la musique
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