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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 11:00

 

Les cigognes sans vergogne,

entaillent et cisaillent

le crépon bleu-pétrole.


20140104_004935.jpg 

 

Le volcan urbain

entâche  le papier froissé

d'une rage crématoire.

 

20140104_004903.jpg

 

Sous les nuages d'acier,

un tout petit Manhattan

bégaye ses échafaudages.

 

20140104_004838.jpg

 

LN

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 20:59

paysage-rose5.jpg

 

Tempête à l'eau de rose 
LN

 

La rosée
évaporée de l'écrin de ce matin
a teinté
mes vœux de l'année naissante

 

2014
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 10:24

 

Cela s'est passé un après-midi d'automne, le 6 novembre 2013.


Sous une pluie incessante et intense j'ai arpenté les rues de Roubaix. J'accompagnais un groupe d'étudiants pour un  voyage d'études. Nous avons visité la ville, guidés par un historien. Roubaix fut une ville dynamique et riche, à l'aube de la révolution industrielle. Elle fut un lieu phare, symbole  de la démocratie participative dans un contexte de forte urbanisation et de rénovation des quartiers dans les années 70. Berceau de la Politique de la Ville qui nait au début des années 80.

 

 

Aujourd'hui Roubaix est une  commune délaissée, voire sinistrée: le taux de chômage est bien au dessus de la moyenne nationale, la population cosmopolite, jeune, est touchée de plein fouet par la crise. Dans ces quartiers de relégation sociale, les tentatives de rénovation urbaine tentent de  renouer avec la culture citoyenne et participative, mais le contexte socio-économique, politique a changé. Des initatives locales, culturellles soutiennent le lien social, ouvrent des espaces de créativité collective au coeur des quartiers populaires.

 

Les usines de textile se sont reconverties. Tandis que les unes se transforment en Centre culturel, résidences d'artistes, certaines deviennent des complexes de haute technologie vidéo numérique. Ces salariés viennent  de Lille ou  Paris, un Aller retour quotidien. Ils suivent leur ligne droite , TGV , Entreprise, Home. Pressés, ils ne font que passer...

 

 

blog 1

Et au détour d'une ruelle de briques rouges, La Piscine, musée de Roubaix dont cet aperçu peut vous donner l'audace d'y aller.  Lieu magnifique, magique. Je m'y suis laissée porter par l'eau, les couleurs, la lumière, les statues,  baigneuses pensives sur le ponton.

Un joli jardin, un accueil  chaleureux...

 

Roubaix-blog-2-statue.jpg


A une heure et demie de Paris, 15mn de métro de Lille.

 

Nagez dans l'eau chaude des arts...

A l'aube de cette nouvelle Année 2014, reprenons notre souffle pour humer l'air de la liberté.


LN

 


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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:21

Quelle surprise en tournant sur la place Sainte- Eustache, je la retrouve. Elle est réapparue... Cette tête que j'aime tant , coquillée dans sa main. Sereine juqu'à en être bouddhique. Les yeux clos ou semi ouverts, l'Azur dans les yeux, les lumières de la ville soulignent les contours du visage.

 

Au milieu de la place, cette tête nue surplombe nos pensées, les absorbent, les libèrent pour que nos yeux se fondent dans l'horizon.

 

Ce soir, la place est vide, le sol brille des perles de pluie. Deux jeunes filles se prennent en photo, accoudées sur le front statufié. Elles rient, légères, les gouttes de pluie ricochent sur la pierre, rebondissent sur leurs visages, joyeux.

 

Il n'est pas tard mais déjà la nuit est là. Les passants se hâtent, la tête baissée, accrochés à  leur parapluie, luttant contre les rafales du soir.

 

Ni vue ni connue la tête...  fondue dans la pénombre.

 

20131227_191718-Blog.jpgL'Ecoute d'Henri de Miller

 

Bonne soirée

LN

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 17:57

 

Coulées d'encre. Crissement d'une pointe de mine. Et les mots surgissent.

Depuis longtemps, j'ai troqué mes cahiers d'écolière qui abritaient mes monologues intimes pour des carnets, que je choisis petits, qui tiennent dans la poche, et dont la couverture m'inspire confiance. Je me vois déjà écrit-vaine.


Je vais vous étonner peut être mais c'est aveuglée par la nuit, noire comme de l'encre de chine, que parfois j'écris.


Ainsi, mes yeux s'ouvrent d'un seul cillement, prêts à en finir avec les ténèbres. Un retour abrupt dans le monde réel. Les diodes affichent 4h42. J'augmente la luminosité. Toujours 4h42 ! Une phrase puis deux se bousculent sur les parois poreuses de ma conscience. A peine nés, ces fragments de pensée s'évaporent, fondent, meurent. A tâtons j'attrape mon livre de chevet, provoquant sa chute. Chut! Je le ramasse et précipitamment, j'écris sur la page de garde ce qui advient. Je m'accroche aux mots, aux éclats de phrases. Je les répète une fois, deux fois jusqu'à enfin les capturer sur le papier. Ecriture dans la nuit noire, car les pensées inconscientes redoutent la lumière et à la moindre lueur s'évanouiraient instantanément.


Durant ces fractions de secondes, la respiration retenue, j'ondule autour de ces étincelles de langage venues de "l'inquiétante étrangeté", l'ailleurs de moi-même. Puis, apaisée je somnole. En attendant l'aube, je m'interroge. Que faire de ces phrases inachevées, décousues ? Je tente de développer, trouver un sens, une structure.

La matière est trop fraîche. Laisser reposer. C'est au matin, quand la lumière du jour et du temps inonde mes sens que je rassemble ces pépites pour les assembler dans l'humeur de ma poésie.


J'ai pris l'habitude de ces drôles de nuits, réveillée en sursaut par mon imaginaire. Je les attends. Je me délecte de ces instants suspendus. J'ai agencé mon environnement nocturne. Pour ne pas être prise au dépourvu, j'ai déposé, à portée de main, un paquet de feuillets jaunes au format A5, un crayon, un stylo.


J'ai tissé ces fils d'Ariane, j'en ai fait de la prose, de la poésie, de la fiction.


Et puis un jour, plus rien. Mes réveils en pleine nuit se sont espacés. Quand mes paupières s'ouvrent inopinément avant le réveil programmé, je n'ai ni mots, ni phrases, parfois quelques images, débris de rêves qui sitôt advenus s'évanouissent. Le vide.

Je me suis sentie dépossédée de cette magie des mots qui s'imposaient à moi, fidèlement. J'ai repris mes carnets. Dans le métro, sur un banc, dans un café, dans l'attente j'ouvre l'un deux, je saisis un crayon. Je n'ai aucune idée préétablie, alors, je pose la pointe de l'outil sur le papier et ça vient en écrivant...

 

LN


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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 19:26

Et l'âme meurtrie ébruita le silence

Gaston CHAISSAC , 1946

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 12:59
Entendu ce matin, l'émission Terre à Terre nous éclaire sur le détournement habile de l'écologie pour arnaquer les citoyens et détruire les forêts, notamment les châtaigneraies des Cévennes. Très intéressant. Comment derrière un discours de développement d'énergies renouvelables, propres et Bio se cache les profits et la destruction des écosystèmes.

 

 

 

Je me sens impuissante devant tous ces désastres écoplanétaires, économiques, sociaux . Je ne peux que m'informer et faire passer ...Une amie m'a suggéré d'écouter FIP pour échapper à la morosité ambiante.


Pour l'heure, je cours après le vent pour capter les énergies terrestres et en Ile de France, dans un paysage très urbain,  c'est un vrai parcours ailé...

 

A Suivre et bon week end.

 

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 10:05

GRAVITY, gravité , graviter...

 

 

 

 

Mon point de départ le film  Gravity, d'Alfonso Cuarón avec Sandra Bullock, George Clooney.   Un film  sur l'espace, la terre, certains  diront un film sur le corps d'une femme, encapsulée dans un scaphandre. 

 

L'histoire est simple. L'expédition tourne mal et il s'agit de rentrer sur terre, en catastrophe, de faire face à l'urgence, celle  de survivre. L'histoire de l'héroine, dont nous n'avons que des bribes,  la place au coeur de sa propre et profonde ambivalence:  rester dans l'au-delà et échapper ainsi à sa douleur existentielle ou  se battre et affronter sur terre, sa vie solitaire et endeuillée.

 

Paradoxalement, dans l' immensité infinie de l'espace, s'installe un huis clos:  deux personnages, protégés par leur combinaison spatiale, face à face dans une intense solitude, ... fragilité de l'Homme.

 

 Au delà du divertissement,  j'y vois une allégorie de la gravité de la vie, de sa valeur, sa fragilité, du désespoir qui parfois pousse à abandonner, "comme à bout de souffle". Le spectateur retient son souffle,  s'accroche au siège , comme l'héroine  s'accroche à la vie.


Métaphore du malaise de notre civilisation. Il et Elle  dérivent, peinent à s'arrimer au vaisseau, à leur existence. Leurs  repères éclatent en mille morceaux, les propulsent dans le vide, les obligent à réagir avec astuces, créativité. Pour survivre, ils doivent renoncer, se sacrifier , croire en l'autre...


 Un film à voir pour la tension permanente qui nous prend aux tripes, les  effets spéciaux, la 3D, le jeu des acteurs, mais surtout pour les émotions visuelles et sensorielles...

 

Et pour les amateurs de jeu vidéo Gravity Guy...

 

Bon film

LN

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 18:04

Grise mine céleste.

Des perles de verre translucides  éclatent,  humides sur la terre verte.  Le bourgeon crème de la rose pointe  ses épines au Sud. Un pigeon s'ébroue, penché sur le rebord.  Sur la façade  rebondit les voix embrouillées de la marmaille de l'appartement d'en face.


Sur le reflet rose de sa main, elle écrit la rosée du matin.

Que viens tu taire? Où sont tes mots d'amour? Perdus dans l'horizon roulé d'hier?

 Le mur soutient l'homme, le tient droit. A la fenêtre, elle s'épanche. Dans la rigole, des débris suivent leur route. La fille tirade son amertume, dans le silence de ses mots murés. Muette, ses mains sur la rambarde,  le pied rythmé.  C'est le  vent qui avale ses paroles, les perd dans le lointain. Ses clefs cliquètent dans  le reflet rose de ses doigts.

 

Il s'avance, la prend dans ses bras jusqu'à la soulever. Avec surprise, il éclate d'un rire franc et tendre,  l'enroule dans le tourbillon de sa tendresse. Elle sourit,  s'abandonne. Elle reprend ses mots-silence, murmure:

 " Regarde, une trouée d'azur." 

 

LN

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 11:58

Bienvenue sous la pluie du Samedi. Les sons brouillons d'une télé fracturent mes pensées embryonnaires. Je sens les gouttes de pluie qui rafraichissent la petite rose rouge de mon balcon. Tâche de couleur assombrie par le temps.

 

Les trois étages  de l'immeuble d'en face sont muets, figés. Rideaux fermés. Il ne se passe pas grand chose ce samedi dans le voisinage.

 

Un jour  pluie-riel,

Paisible,

Fluide,

 

Ca me dit.!

 


 La pluie a cessé...

 

LN


 

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  • : Chatouillement de l'Âme
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  • : Au gré de mes états d'âme j'écris des nouvelles en épisode, des haïkus, des phrasés. J'expose mes tableaux, je vous fais partager mes impression sur les films, les expositions, les livres et j'organise des concours de jeux d'écriture, tout ceci sur fond musical. partage de la musique
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